Vernissage + Concerts : le jeudi 21 mai à 18h30
Réunissant sous le titre Les Noces de Coquelicot les artistes Anna Bonadé, Clément Davout, Théodore Deleplace, Charlotte Delval, Léo Fourdrinier, Théo Guezennec, Arthur Marie, Lou Parisot, Théophile Péris et Amalia Vargas, sur une invitation du commissaire d’exposition Jocelyn Moisson et du Confort Moderne
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Du 22 mai au 2 août 2026, l’exposition Les Noces de Coquelicot unit dans l’Entrepôt, la galerie et la galerie jardin du Confort Moderne, les œuvres et pratiques de dix lauréat·e·s des programmes d’accompagnement de jeunes diplômé·e·s ouverts entre l’ésam, École supérieure d’arts & médias de Caen/Cherbourg, l’eesi, École européenne supérieure de l’image Poitiers/Angoulême et le Confort Moderne. Partagée entre les trois premières sessions de l’ésam, la première session de l’eesi et faisant suite à l’invitation de deux nouvelles·aux résident·e·s, l’exposition propose moins de constituer un tout objectifiable et assujetti à un seul discours, que de réaffirmer huit ans après le début du programme, l’engagement du Confort Moderne auprès des écoles d’art et des résident·e·s des programmes passés.
En éclairant sans nostalgie la persistance de certaines pratiques sous un jour nouveau et en faisant par la coopération de tous·tes une certaine définition de la création contemporaine, l’exposition se veut de celles qui n’apparaissaient jamais plus complète que dans la manière dont la diversité des points de vues participent à la définir. En opposant l’unité de temps à la diversité de ses expressions - là où l’exception n’est plus la règle et ou l’expérience est celle de l’apprentissage de toutes ses langues -, Les Noces de Coquelicot souhaite en se référant les un·e·s aux autres, proposer un espace de communion qui en appelle autant à l’identité propre de chacun·e, qu’à la présence indispensable de l’autre.
C’est en affirmant la solidarité de ses membres dans l’édification d’une expérience particulière, que l’exposition dessine avec autant de stations à visiter, le chemin d’une commune progression dont chaque travaux marque tout autant une rupture, qu’une dépendance face à ce qui contribue à leur unité. Suivant un principe d’alliance, Les Noces de Coquelicot proposent pour les artistes exposé·e·s, de passer d’un temps interlocutoire - ou sans considérer le tout, chacun·e s’affirme comme indispensable dans l’unicité de son langage particulier -, à un temps communautaire - ou la singularité de chaque travail s’impose comme indispensable dans ce qu’il n’est pas, de ce sur quoi il se fonde, comme sur la promesse de nouvelles expressions.
Pour paraphraser les mots de Michel de Certeau, c’est parce que la différence ne cesse de faire travailler l’union, que nous nous inventons mutuellement en nous reconnaissant différents. Au détriment d’une vérité unique, la conception associationniste même de l’exposition, fait de la diversité des perceptions le langage particulier d’une réalité exposée (dont l’inconnu offre une plus grande promesse). En donnant à voir la singularité d’une appartenance, en affirmant sa présence partielle sans assimiler l’autre à soi, les dix artistes présenté·e·s dans Les Noces de Coquelicot disent tout à la fois notre désir de s’unir aux autres, que la différence qui nous en sépare et pose « la question toujours nouvelle d’une réciprocité, qui nous appelle a exister en reconnaissant l’existence des autres »1.
Jocelyn Moisson, commissaire de l’exposition « Les Noces de coquelicot »
1 DE CERTEAU, Michel, L’Étranger ou l’union dans la différence, Points Essais, Paris : (c1969, coll. D.D.B.), Éditions du Seuil, 2005. p. 150
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La résidence post-diplôme 2026 d'Anna Bonadé et Théodore Deleplace bénéficie du soutien de l’ÉESI dans le cadre du dispositif Supercanon.
L'ÉESI
L’École européenne supérieure de l’image Angoulême–Poitiers (ÉESI) est une école supérieure d’art publique qui propose un parcours en art sur ses deux sites, ainsi qu’une mention en littératures graphiques et bande dessinée à Angoulême.
Portée par une équipe pédagogique composée de personnalités reconnues dans le champ de la création contemporaine, l’ÉESI développe une pédagogie de projet pour offrir à ses étudiant·es, tout au long de leur parcours, une ouverture à la création qui soit la plus large possible.
Grâce à ses nombreux ateliers, ses deux bibliothèques et autres dispositifs dédiés à la création, l’école offre une formation exigeante, articulant pratique et théorie. Elle favorise également la création en contexte à travers des projets d’édition, des expositions dans des lieux de diffusion reconnus et de nombreuses actions hors les murs avec ses partenaires.
Résolument tournée vers l'international, l’ÉESI offre à ces étudiant·es, via un programme ambitieux de mobilité, l'opportunité de partir un semestre entier à l’étranger, en échange ou bien pour des projets artistiques personnalisés.
Ce cadre offre aux étudiant·es de l’ÉESI un véritable terrain d’expérimentation, leur permettant d’acquérir des compétences artistiques et techniques, tout en cultivant un regard critique et esthétique, essentiels à leur autonomie ainsi qu’à leur insertion dans le milieu professionnel de l’art.
Tout en accompagnant chaque étudiant·e dans l’affirmation d’un univers singulier, l’ÉESI défend une conception résolument collective de la création. Le groupe et la cocréation n’y sont pas de simples modalités de travail, mais de véritables espaces d’expérimentation, de recherche et de production, qui participent pleinement à la construction de pratiques artistiques au pluriel.
Enfin, consciente du caractère déterminant de cette période dans la vie d’un·e jeune artiste, l’ÉESI prolonge son accompagnement après le diplôme à travers un programme de résidence et des actions dédiées à l’insertion professionnelle, favorisant la visibilité et l’émergence de ses diplômé·es dans le paysage de la création contemporaine.
Supercanon
Grâce au programme de résidences post-diplôme de l’ÉESI, intitulé Supercanon et cofinancé par la Drac, plus de 40 jeunes artistes diplômé·es de l’ÉESI ont été mis en lumière dans une dizaine de structures prestigieuses des arts visuels au cours de ces six dernières années.