La Descente
Youri Johnson , Yannis Briki , Valentin Noujaïm , Tang Tsung Chien , Saradibiza , Réda Ait Chegou , Rozy , Pierre de Monès , Pauline Bertholon , Nils Alix-Tabeling , Mengche Chiang , Marvin M’toumo , Luthfi Riadi Darwis , Lola Cadet , Léonore Camus-Govoroff , KLEOSPATERA , Josèfa Ntjam , Inner Light , Inès Cherifi , Exaucé Borgial Nienguet Roger , Emma Passera , Caroline Honorien , DRAFT001 , Anousha Motashami , Angèle Lepolard , Aliha Thalien , Agir Bizarrement , Bastien Forestier , Céline Bischoff
Entrepôt jusqu'au 18 décembre

Vernissage en présence des artistes
+ Performance Agir Bizarrement x DRAFT001
vendredi 16 septembre à 19h + 20h30

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du 17 septembre au 18 décembre 2022
du lundi au vendredi de 12h à 18h, les samedis et dimanches de 14h à 18h et les soirs d'évenements
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Document de salle 

Document de salle (version mobile)

Entrée libre
Exposition  
   
Coucou,

La première fois que j’ai entendu parler du projet Draft001 fut lors d’une rencontre furtive sur la passerelle qu’utilisent les résident.e.s du Confort Moderne : quelques minutes entre deux portes pour évoquer le rêve d’un magazine indépendant qui mêlerait mode, art et qui dessinerait les contours d’une scène en devenir.

Quelques semaines plus tard, la team Draft001 débarquait au Confort Moderne pour maquetter sa revue. Je suis alors frappé par le contenu foisonnant,la fraicheur et la qualité des contenus. Mais au-delà des formes et des couleurs, Draft distille une magnifique énergie sur le lieu. C’est alors une évidence, Draft001 trouvera toujours au Confort Moderne la base arrière nécessaire pour se retrouver, et un support à son développement.

Pour le second numéro du magazine sorti en juillet 2022, notre collaboration a pris un visage différent, avec cette fois une résidence de création. Deux des shootings présents au sommaire ont été entièrement réalisés dans la salle de concert, une expérience qui a su déplacer nos usages et nos méthodes de travail pour nous aventurer avec eux vers de nouvelles formes.Des formes que nous avons eu envie de retrouver dans l’espace d’exposition.

L’exposition assume de faire appel à des gestes de mise en espace propres au set design, à la scénographie, au shooting photo et à la lumière du spectacle. Autant d’expressions qui mettent à distance le cube blanc pour faire entrer avec fracas la vie et ses formes dans l’espace d’exposition.

Enfin, c’est l’exposition d’une scène d’artistes né.e.s dans les années 90, qui brûle de travailler ensemble et de créer du collectif tout en ne laissant à personne le droit de les déterminer. Une longue descente vers l’épuisement des ressources, des idéologies, des corps, qui s’interrompt parfois d’un flash de plaisir et qui tente courageusement de repousser l’inexorable phase de dépression. Bienvenue dans l’après, cet after sans fin.

Yann Chevallier

avec Agir Bizarrement, Aliha Thalien, Angèle Lepolard, Anousha Motashami, Bastien Forestier, Céline Bischoff, Emma Passera, Exaucé Borgial Nienguet, Innerlight, Josèfa Ntjam, Kleospatera, L. Camus-Govoroff, Lola Cadet, Luthfi Riadi Darwis, Marvin M’toumo,  Mengche Chiang, Nils Alix-Tabeling, Pauline Bertholon, Rozy, Saradibiza, Tang Tsung Chien, Valentin Noujaïm, Yannis Briki et Youri Johnson.
Youri Johnson
 

Youri Johnson produit des textes, des autels, des cartes, des potions et toutes sortes d’objets sculpturaux. Ses travaux, qu’il considère comme des « technologies négatives », sont pensés pour altérer le continuum spatio-temporel et nous aider à changer de monde. Il travaille principalement avec des objets de récupération et des éléments issus d’univers non-humains (métal, charbon, épines, fluides, etc.). Son travail poétique et plastique relève d’une pratique plus vaste qu’il nomme « l’art secret de la guerre secrète ». Cette pratique lui permet de voyager dans un pays légendaire : l’Infamie, où on lui enseigne des manières de conjurer les formes autoritaires et les systèmes de domination. Antihumaniste, le travail de Youri Johnson prône l’obscurcissement (Endarkenment) et le communisme alien. 

Youri Johnson (1990, France) crée une œuvre polymorphe intitulée « L’art secret de la guerre secrète », dont les fragments ont été lus, publiés et montrés dans divers lieux en France et à l’étranger : Lubov gallery (New-York) ; Le Point Commun (Annecy) ; DOC! (Paris) ; Iveco Nu (Noisy-le-Sec) ; Hotel Ocean (Miami) ; Palais des Beaux-Arts (Paris) ; Ygrève (Paris) ; Treize (Paris) ; Palais de Tokyo (Paris) ; L’aconservatoire (Noisy-le-Sec) ; Eolith (Montréal) ; Harkawik (Los Angeles) ; Figure Figure (en ligne) et Mycelium, Petit conte post-apocalytique (éditions du murmure). 

Il vit et travaille à Paris (France).

 
Yannis Briki
 

Le travail de Yannis Briki revêt une forme hybride. Ses films se font la synthèse d’une recherche élargie, à la fois dans la conception de ses décors et costumes sculptés ou chinés, que dans la composition de ses fonds sonores. Le travail de clair-obscur d’où surgissent ses figures ambiguës et féroces, associés à des mises en scènes surréalistes, confessent la solitude de personnages errants dans leur souvenir à la lisière de la démence. Si la narration domine par son écriture, sa charge symbolique empruntant au vocabulaire de l’esthétique camp, allège la gravité d’un discours où l’amour et le désespoir s’entremêlent bien souvent.

Yannis Briki (1988, France) est diplômé de l’ENSAPC, Ecole nationale supérieure d’arts de Paris Cergy. Son travail a récemment été exposé à l’rcam Centre-Pompidou (Paris); Galerie Bertrand Grimont (Paris) ; Cirque Électrique (Paris) ; Velvet Moon (Montreuil) et dans la série d’exposition Ygreves (Paris). 

Il vit et travaille à Paris (France).

 
Valentin Noujaïm
 

Dans ses projets d’installations et de films réalisés à partir de différents formats (DV, 16mm, numérique et 3D), Valentin Noujaïm convoque des personnages marginaux et étranges, à partir d’univers fantasmés. En articulant ses recherches autour des luttes antiracistes, de l’utopie spatiale et des corps traumatisés, Valentin Noujaïm fait de la disparition un outil politique permettant d’interroger les rapports de forces et de domination qu’opère la société française à travers le prisme de l’amour révolutionnaire, ou l’amour de la révolution.

Valentin Noujaïm (1991, France) est diplômé de La Fémis, École nationale supérieure des métiers de l’image et du son (Paris). Son travail a récemment été exposé à Artagon (Marseille) et publié dans Blue Magazine.

Il vit et travaille à Francfort (Allemagne).

 
Tang Tsung Chien
 

La collection Sleepwalker de Tang Tsung Chien met en scène des silhouettes oniriques, vêtues de matériaux de récupération, assemblés à la façon de grossiers patchworks de tapisseries et de tissus d’ameublements. De ces vêtements épais, à la fois confortables et encombrants, se dégage une poétique de la paresse qui fait vaciller la notion de bon goût par un important travail de sourcing (recherche de matériaux), d’assemblage et de mise en volume d’imprimés floraux, d’empiècements de taffetas lourds et d’accessoires complexes, à l’aspect manifestement artisanal.

En croisant textile, numérique et dessin, la pratique de Tang Tsung Chien lui a notamment permis de travailler chez Loewe Knitwear et comme designer textile & lifestyle chez Zara Home.

Tang Tsung Chien (1994, Taïwan) est diplômé de l’École Duperré, Design et métiers d’Art (Paris) et de l’Institut français de la mode (Paris). Son travail a été vu dans le 34e Festival d’Hyeres ; M le Magazine du Monde; Dazed S/S ; Vogue Italia ; I-D Vice France online ; Numero online ; Vogue Greece ; Marie-Claire France ; TTT Magazine ; Tranoi ; Galerie Sherriff.

Il vit et travaille entre la France et Taïwan.

Saradibiza
 

Un attrait pour les logiciels et une fascination pour le numérique oriente très tôt le travail de Saradibiza vers l’image de synthèse. Elle cherche à faire pénétrer le spectateur dans des récits, des mondes ou des fragments d’intimité à partir de la création d’environnements naturalistes peuplés de personnages fictifs. Saradibiza travaille sur la façon dont les émotions, les souvenirs et les projections mentales peuvent être provoqués par la simple vue d’un espace, d’une lumière et d’une atmosphère.

Saradibiza (1993, France) est une artiste autodidacte spécialisée dans la 3D. Son travail a été vu au festival Octobre Numérique - Faire Monde (Arles).

Elle vit et travaille à Paris (France).

Réda Ait Chegou
 

Très jeune, Réda Ait Chegou se passionne d’images de mode et de cinéma. Après une année d’hypokhâgne, elle se dirige naturellement vers l’école de la Cité du cinéma, où elle est initiée à tous les corps de métiers du 7ème art. Cet aspect multidisciplinaire et son appréhension pour la variété des métiers et des profils nécessaires à la fabrication d’oeuvres visuelles, sont essentiels pour la suite de son parcours, qui la dirige vers la direction artistique, la production et la curation de projet dans l’industrie du luxe, de la mode et de la musique. C’est son intérêt pour le storytelling (mise en récit), à l’endroit et l’envers du décor et son désir de prendre le contrôle de ses narrations, qui la pousse à fonder la plateforme et revue annuelle Draft001 dont elle est Rédactrice en Chef et Directrice Artistique. Elle travaille en parallèle en tant qu’associée pour l’agence Hybra, qui représente des personnalités et artistes acteur.ice.s de la nouvelle culture française telles que Yseult, Kiddy Smile, Nicolas Huchard ou encore Rokhaya Diallo. C’est au sein de ces deux projets professionnels qu’elle trouve le moyen de développer sa vision radicale, son exigence sur les questions de représentation et son implication dans la création d’espace médiatique dédiés à des créateur.ice.s invisibilisé.e.s et en dehors des circuits académiques. 

Réda Ait Chégou (1995, Franco-Algérienne).

Rozy
 

« Entrelaçant esthétique et composition, l’œuvre build[s] houses and pimp[s] humans de Chloé Rozy Sapelkine, relie par le terme make up, maquillage et construction. Iel crée des avatars parés de bijoux, de perruques, de corsets, de prothèses et de gants. Porté.e par un désir d’augmentation du corps et d’une expansion scénique de soi, iel aventure ses humain.e.s dans des intérieurs rosés de maisons en carton-pâte. Ces Soft sculptures (sculptures réalisées à partir de matériaux souples et non rigides), vêtements armures et maisons molles, se déclinent en kit et se transportent ici et là, prêtes à féériser le quotidien de chacunx. Fabriquées à partir d’éléments récupérés, comme des collages en 3D, elles invitent à repenser le rebut, en matérialisant à la fois la précarité d’un monde abîmé et les solidarités qui en découlent. Elles sont des œuvres qui éveillent les sens, dédiées à l’amitié, au partage et à la célébration ; des espaces pour être [à] plusieurs, où l’on s’émancipe ensemble en transformant son apparence ». (Elise Poitevin)

Rozy (1996, Paris) est diplômé.e de l’École Duperré, Design et métiers d’Art (Paris) et de la Gerrit Rietveld Academie (Pays-Bas). Ses perruques ont été vues dans KINGKONG Magazine ; Laconservatoire (Noisy le Sec) ; SISSI Club (Marseille).

Iel vit et travaille à Amsterdam (Pays-Bas).

Pierre de Monès
Membre de Draft001
 

Diplômé de l’ESAA Duperré, Pierre de Monès s’essaie au graphisme avant de s’affirmer sur son réel terrain de prédilection : le vêtement. Après plusieurs années de recherches et d’expérimentations textiles, c’est d’abord par le stylisme qu’il trouve le médium nécessaire à l’expression de sa vision radicale et alternative et c’est dans ce cadre qu’il travaille pour des publications comme Aleï Journal, Odda, Punkt ou Duel Magazine. Plus qu’un simple outil d’expression, le vêtement représente pour lui un réel langage narratif ; il fait usage du riche vocabulaire qu’offre ce support pour en faire un acte, un geste politique dessinant petit à petit les termes de son engagement. Ainsi, il décide plus récemment d’élargir son espace d’action en l’ouvrant à la musique (il est le styliste de personnalités comme Oklou, Lafawndah ou encore Bonnie Banane) et au cinéma (il signe tout juste le prochain long métrage de Caroline Poggi & Jonathan Vinel en tant que chef costumier, et a récemment présenté au Centre Pompidou son travail dans le film de Théo Casciani et Lou Rambert Preiss). Ces dernières disciplines étant pour lui le lieu idéal pour la création de personnages forts dont chaque détail de fabrication fait référence à une histoire, à une pensée, à un geste qui lui tient à cœur.

Pierre de Mones (1994, France). 

Co-fondateur et directeur de la mode de Draft001

Pauline Bertholon
 

Le travail de Pauline Bertholon, majoritairement composé de peintures à l’huile et nourri de recherches anthropologiques autour de la voyance et du domaine du paranormal, s’articule autour des questions de l’habitat et de l’habité, du secret et du sacré. Né.e de parents restaurateurs de tableaux et d’objets archéologiques, iel est marqué.e dès l’enfance par la peinture religieuse et la dimension rituelle des sites sacrés. La notion de liminalité (rite de passage) traverse l’ensemble de son travail ; cherchant à réaffirmer le pouvoir des perceptions non ordinaires.

Pauline Bertholon (1992, France) est diplômé.e de l’EHESS, École des hautes études en sciences sociales (Paris). Ses travaux ont récemment été exposés à Espace Voltaire (Paris) ; Cirque Électrique (Paris) ; Cyberrance (Romainville) ; Vite tenté (Pantin) ; Garage Mu (Paris).

Iel vit et travaille entre Paris et le Pré Saint-Gervais (France).

 
Nils Alix-Tabeling
 

Le folklore est au cœur de la pratique de Nils Alix-Tabeling. En tant que sculpteur, vidéaste et commissaire-réalisateur, il invoque dans son œuvre des personnages du passé, créatures mythiques, chimères, contenant la mémoire de personnages historiques queer. Son intérêt pour le paganisme et les fables médiévales s’incarne dans une pratique de la sculpture et de l’artisanat mêlant ébénisterie, création de bijoux, papier mâché et broderie. Monstres mutants, les figures humanoïdes qu’il sculpte sont toujours hybrides, transespèces, transgenres, érotiques et grotesques.  

Nils Alix-Tabeling (1991, Paris) est diplômé de’ENSAV, L’École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre (Bruxelles, Belgique) et du Royal College of Arts (Londres, Angleterre). Son travail a récemment été exposé à la Public Gallery (Londres) ; Maison Populaire (Montreuil) ; Kraupa-Tuskany Zeidler (Berlin) ; ADZ Gallery (Lisbonne) ; Palazzo Bollani (Venise) ; Piktogram (Varsovie) ; Palais de Tokyo (Paris) ; Jupiter Woods (Londres) ; Komplot (Bruxelles) ; Moco-La Panacée (Montpellier). 

Il vit et travaille entre Montargis et Paris (France).

Mengche Chiang
 

Recherche vestimentaire entre déchet et Couture, le travail d’upcycling de Mengche Chiang joue avec la bouffonnerie et l’opulence, le nomadisme et le sacré. Mengche Chiang conçoit des sculptures pauvres de par leurs matériaux, mais luxueuses dans leur conception et leur unicité ; chacune d’elles se fait le commentaire grave et social d’une incarnation esthétisée de la figure du clochard vu depuis l’Asie.

Mengche Chiang (1996, Taïwan) est diplômé d’HESAM Université, Institut Français de la Mode (Paris). Son travail a récemment été exposé lors du 36e festival international de mode, de photographie, et d’accessoires de mode (Hyères) ; Sheriff Gallery (Paris) et a été publié dans M magazine ; The face magazine; Self service magazine ; Carcy magazine ; Vogue Taiwan ; Elle Taiwan ; Ppaper Taiwan ; Dazed and confused magazine ; Soen Japan ; Rouge fashion magazine.

Il vit et travaille à Paris (France)

Marvin M’toumo
 

La « jeune fille en fleur » ou « flower power dressing girl » est un personnage de la collection Chien Fleur. Elle porte une robe bustier semblable à un bouquet, en patchwork de popeline et de papier imprimé. Ce déguisement Haute couture est frangé de fleurs en tissus contrecollés de papiers imprimés. La jeune fille en fleur affiche sur elle ce motif romantique, fait d’images de roses, de bagues de fiançailles, de jolis nœuds en satin et de petits chiens kawaï. Pas vraiment digne d’une « belle au bois dormant», ce motif faussement innocent cache aussi des images de misère sexuelle et de détresse sentimentale. Elle s’était apprêtée d’une jolie robe pour attendre son prince charmant, mais il lui a offert des fleurs bon marché contre une gâterie sexuelle. C’est décidé, elle va faire le ménage dans sa vie amoureuse et enterrer ce prince sous un rosier. 

Marvin M’toumo (1994, Guadeloupe) est diplômé de la HEAD – Genève, Haute école d’art et de design (Suisse) et de la Villa Arson (Nice, France). Sa collection « Chien Fleur » a récemment été vu dans Draft ; Vogue portugal; Dazed ; ID, Novembre ; Buffalozine ; hot hot hot magazine ; Document journal ; Grazia UK ; Take Care Magazine ; Odda magazine ; Paulette; Le Temps ; Marie Claire et lui a valu d’être le lauréat du prix Chloé de la 35ème édition du Festival International de la mode et de la photographie de Hyères (France). En 2021 il signe une collection capsule en collaboration avec la maison Jean Paul Gaultier. « Concours de larmes » sa première mise en scène théâtrale est actuellement présentée.  

Il travaille entre Paris (France) et Genève (Suisse).

Luthfi Riadi Darwis
 

Membre du collectif Draft001, Luthfi Riadi Darwis, crée des documentaires et des bandes-annonces électriques pour des créateurs de mode. Shootant ses vidéos au smartphone et à la caméra GoPro, il détourne les codes des réseaux sociaux et reprend le format court et dynamique des contenus Instagram ou TikTok.

Luthfi Riadi Darwis (1992, Indonésie) est directeur artistique, styliste, photographe et membre de Draft001. 

Il a récemment travaillé avec Draft001 ; Jean Paul Gaultier ; Mugler ; et son travail a été exposé au Festival international de mode, de photographie et d’accessoires (Hyères).

Il vit et travaille à Paris (France).

 
Lola Cadet
 

Le travail de maquilleuse de Lola Cadet se singularise par l’incorporation d’éléments dits non-cosmétiques dans ses maquillages. Ces « corps étrangers », empruntés à la nature, sont choisis pour fusionner à même la peau. Telle une fleur, ses maquillages fanent et sont par définition éphémère. Inspirée par l’univers de la dark fantasy, des mangas shonen (« garçon et adolescent ») ou du cinéma, elle articule ses références avec une approche contemporaine et aiguisée, alliant technicité et pratiques do it Yourself (faites-le vous-même) pour donner vie aux personnages qui habitent son imaginaire. Elle est sollicitée par les milieux du cinéma, de la mode et de la musique, pour son approche plastique du maquillage et du maquillage FX (effets spéciaux). 

Lola Cadet (1993, France) est diplômée de l’Atelier make up (Paris). Ses maquillages ont été publiés dans Draft001 ; Numéro ; King Kong Magazine; Glamcult ; Document Journal ; Vogue ; Odda Magazine. Elle travaille régulièrement avec les chanteuses Bonnie Banane et Oklou.

Elle vit et travaille à Paris (France).

Léonore Camus-Govoroff
 

Engagé·e dans un questionnement du corps individuel et collectif, Léonore Camus-Govoroff s’intéresse aux systèmes de domination, notamment dans la biopolitique. Ses recherches plastiques sont nourries par l’éco-féminisme, l’anthropologie queer, la Pop-Culture et le Softscore Bdsm. Léonore Camus-Govoroff observe les limites physiques et sociales auxquelles nous faisons face en tant qu’individu·e·s, pour les transgresser et imaginer de nouveaux scénarios émancipateurs. Dans son processus créatif, les notions de communauté et de collectif occupent un espace primordial. Sa pratique plurielle qui allie sculptures, installations, performances, textes et travail curatorial, lui a également permis.e de participer à l’élaboration d’Alien She, association dans laquelle iel exerce le rôle de commissaire et secrétaire général·e pour la promotion de jeunes artistes et étudiant·e·s femmes et issu·e·s de minorités de genres.

Léonore Camus-Govoroff (1997, France) est diplômé.e de la Staatliche Hochschule für Gestaltung, Karlsruhe (Allemagne) et de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Ses travaux ont été récemment présentés à Hošek Contemporary (Berlin) ; Mains d’Œuvres (Saint-Ouen) ; CAC Brétigny (Brétigny-sur-Orge) ; Bétonsalon (Paris) ; DOC! (Paris) ; BOE Art Prize exhibition, Alte Münze (Berlin) ; PH21 Gallery (Budapest) ; Botanic Garden (Suncheon) ; Galerie Bertrand Grimont (Paris) ; Gorilla (Manchester).

Léonore Camus-Govoroff vit et travaille entre Pantin et Rémalard-en-Perche (France).

 
KLEOSPATERA
 

« L’installation monumentale et sculpturale, me permet de me diriger vers une conception d’une intensité presque performative. Je traduis ce geste par envie d’exister avec ma propre perception plastique et dans une fluidité Afrofeministe. D’un point de vue décolonial, social et historique, je m’intéresse au développement des corps racisés et non standardisés. Mes œuvres se nourrissent d’une opulence matérielle exacerbée en féminisme culturel. Nécessaires et puissantes, les figures et les formes que je tente de valoriser, s’émancipent dans une urgence sincère et au sein même de notre société contemporaine. L’expansion et la migration concrète de mes installations me permettent de libérer une parole communautaire et d’imposer son autorité identitaire. L’accumulation matérielle de mes pièces prouve l’existence même de cette parole et crée ainsi une signalétique précise, reconnaissable par les siens, dans notre société contemporaine et occidentalisée; un travail important dans la valorisation d’un pouvoir artistique pluri-traditionnel, appartenant et manipulé par une communauté queer, afrodiasporante lusophone (qui parle le portugais) et Noire africaine. » (Kleospatera)

Kleospatera est diplômée de l’Ensaama, l’École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art (Paris) et de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Elle vit et travaille à Paris.

Josèfa Ntjam
 

Josèfa Ntjam est une artiste, performeuse et écrivaine, dont la pratique mêle sculpture, photomontage, film et son. Extrayant la matière première de son travail sur Internet, dans des livres de sciences naturelles et dans des archives photographiques, Josèfa Ntjam utilise l’assemblage - d’images, de mots, de sons et d’histoires - comme moyen pour déconstruire les discours hégémoniques sur l’origine, l’identité et la race. Son travail tisse de multiples récits tirés d’enquêtes entre histoire, science et philosophie, auxquels elle confronte des références empruntées à la mythologie africaine, à certains rituels ancestraux, à l’iconographie religieuse et à la science-fiction. Ces discours et ces images sont assemblés dans une volonté de réappropriation de l’Histoire, tout en spéculant sur des espaces-temps encore indéterminés; des mondes interstitiels où les systèmes de perception et de dénomination des (id)entités fixes ne fonctionneraient plus. Avec ce matériau Josèfa Ntjam compose des cartographies utopiques et des fictions ontologiques dans lesquelles fantasmes technologiques, voyages intergalactiques et hypothétiques civilisations sous-marines, incarnent la matrice d’une pratique d’émancipation, favorisant l’émergence de communautés inclusives, processuelles et résilientes. 

Ntjam est membre du collectif d’art et de recherche de l’UIF Paris Black(s) to the Future.

Josèfa Ntjam (1992, France) est diplômée de l’ENSA, École nationale supérieure d’art de Bourges et de l’ENSAPC, École nationale supérieure d’arts de Paris Cergy. Son travail a été présenté récemment au CAC La Traverse (Alfortville) ; Nicoletti Contemporary (Londres) ; Hordaland Art Center (Bergen) ; Stedelijk Museum (Amsterdam) ; Cincinnati Contemporary Arts Center (Cincinnati) ; Musée d’art moderne et contemporain, MAMC+ (Saint-Etienne) ; Radius CCA (Delft) ; MUCEM (Marseille) ; Fondation Calouste Gulbenkian (Lisbonne) ; Africamuseum (Tervuren) ; Frac Nouvelle-Aquitaine MECA (Bordeaux) ;  MuCAT – Musée des Cultures Contemporaines Adama Toungara (Abidjan) ; Agnes Etherington Art Centre (Kingston, Ontario) ; Palais de Tokyo (Paris) ; Centre Pompidou (Paris) ; WIELS (Bruxelles) ; MAMA (Rotterdam) ; MAC Lyon (Lyon) ; The Photographer’s Gallery (Londres) ; Centre Pompidou (Metz) ; Art Basel (Bâle) ; FACT, (Liverpool).

Elle vit et travaille à Saint-Étienne (France).

 
Inner Light
 

Inner Light est un collectif d’artistes travaillant autour de l’impression et du vêtement. Pour cette proposition, ils s’émancipent de la forme portée afin de développer et de structurer leurs réflexions en tableaux et en vidéos, mettant en lumière et conceptualisant visuellement leur processus créatif. Pour ses membres, Inner Light a une fonction d’École, où des alternatives de production et de matériaux sont recherchés. En développant une pratique entre la sculpture et le vêtement, Inner Light souhaite opérer en coalition, de manière horizontale, de pair.x.e.s-à-pair.x.e.s, dans un contexte où la solidarité existe par nécessité. En redonnant à la gravure son aspect sériel, Inner Light entame une réflexion sur l’artisanat tout autant que sur l’idée du luxe et ses ambivalences ; le collectif cherche à se positionner de manière radicale dans l’industrie de la mode, en refusant les contradictions des grands groupes, comme la production industrielle « green », le caractère individualisant des pièces uniques, et la logomachie, prise entre volonté ostentatoire et contrefaçon. L’estampe sérielle retrouve une pertinence, dans un atelier en collectif, où l’exploration, l’intégration et le partage de leurs univers respectifs est au centre de leur production à huit mains (Garance Bonard).

Inner Light a été fondé en 2018 à Genève (Suisse) par Eliott Villars (1995, Suisse), Kim Coussée (1994, Belgique), Sherian Mohammed Forster (1993, Suisse) et Gaia Vincensini (1992, Suisse). Ses fondateurs sont diplômés de la HEAD – Genève, Haute école d’art et de design, de l’ECAL, École cantonale d’art de Lausanne et de l’Eracom, école romande d’arts et communication (Lausanne). Leur travail a récemment été exposé au MAMCO (Genève) ; Hotel Normandy (Paris) ; TUNNEL TUNNEL (Lausanne) et notamment publié dans le premier numéro de Draft ; Novembre Global ; Manner Magazine ; Alei journal ; À part magazine.

Ils vivent et travaillent entre Lausanne (Suisse) et Paris (France). 

 
Inès Cherifi
 

Inès Cherifi est une artiste plasticienne et une compositrice. Son travail crée des systèmes de communication non-verbaux à travers le son, la vidéo, la photographie et la sculpture. Elle révèle les débordements intimes dans des sphères collectives ou globales, à partir de formes conjuguant documentaire et science-fiction. Ses pièces sonores créent des récits hybrides et s’intéressent aux connotations culturelles des sons convoqués.

Inès Cherifi (1998, France) est diplômée de l’ENSAD, École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris et de l’ENSBA, École nationale supérieure des Beaux-Arts (Paris). Son travail a récemment été exposé à la Cité internationale des arts (Paris) ; Fondation Pernod Ricard (Paris) ; Palais de Beaux Arts (Paris) ; Galerie municipale Jean-Collet (Vitry-Sur-Seine) et bientôt au Frac Corsica (Corte).

Elle vit et travaille entre Saint-Ouen-sur-Seine et Paris (France).

Exaucé Borgial Nienguet Roger
 

La pratique pluridisciplinaire de Exaucé Borgial Nienguet Roger convoque tout à la fois installation, vidéo, performance et composition musicale. Dans son travail, il rejoue son identité et son histoire par le biais de la mythification. Il aborde son propre cheminement comme une série de transformations. En mélangeant folklores africains, européens, histoire de l’art, culture populaire et ésotérisme, il recrée ses propres métamorphoses ovidiennes. Chacune de ses pièces ouvre un peu plus sur cet univers-refuge qu’il s’est créé, où l’apparat, le mysticisme et la poésie dialoguent en continu afin de matérialiser ou invoquer les dimensions invisibles de sa personne.

Exaucé Borgial Nienguet Roger (1994, Congo) est diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts (Paris). Son travail a été exposé au Frac Lorraine (Metz) et prochainement pour La nuit, Blanche Centre culturel du CROUS (Paris) ; 59 Rivoli (Paris) et Galerie CROUS de Paris, en qualité de lauréat du programme « Athari ».

Il vit et travaille à Paris (France). 

Emma Passera
 

La pratique artistique d’Emma Passera croise installation, vidéo et sculpture à partir d’objets trouvés à proximité de son atelier. Qu’il s’agisse de matière provenant de fonderies prestigieuses ou de déchets, chacun des éléments associés par Emma Passera, participent à traduire une esthétique du chaos et de l’entre-deux. Ses œuvres se composent d’agencements fragiles, transmutés en matière pérenne et invoquent par leur assemblage, la question de l’émancipation des stéréotypes de genre. 

Emma Passera (1997, France) est diplômée de l’ENSBA, École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et de l’ENSAD, École des Arts Décoratifs de Paris. Elle est lauréate en 2021 du Prix du Cabinet Weil. Son travail a récemment été présenté sur le Site archéologique Lattara Musée Henri Prades ; Galerie High Arts (Paris); Palais des Beaux-Arts (Paris) ; Galerie Fitzapatrick (Paris) ; In Plano (Saint-Denis) ; DOC! (Paris). Elle a également pris part à différents projets curatoriaux à la Volonté 93 (Saint-Ouen); Exo Exo (Paris) et au Palais des Beaux-Arts de Paris. Son travail sera prochainement exposé au Frac Corsica (Corte). 

Elle vit et travaille entre Ivry-sur-Seine et Paris (France). 

 
Caroline Honorien
Membre de Draft001
 

Historienne de l’art de formation, Caroline Honorien s’intéresse aux arts – dans leur acception la plus large – et aux cultures afro-diasporiques et queer. Ses recherches s’étendent du XXe au XXIe siècle, avec un intérêt particulier pour le langage plastique qui imprègne les pratiques contemporaines et alternatives, leurs liens et leurs conditions d’émergences. Sa réflexion est nourrie par son intérêt pour les mouvements de contre-culture. Elle croise ainsi dans ses textes des perspectives depuis l’histoire de l’art et différentes disciplines artistiques comme la musique, passées par le filtre des sciences sociales. Critique, éditrice et curatrice, elle participe à des projets collaboratifs comme Blacks to the Future (collectif dont elle a été membre) ou le run-space KEUR avec lequel elle a curaté des expositions et des événements. Membre du comité éditorial de la revue anglophone The Funambulist, elle est également éditrice art pour le magazine Draft001. Elle a notamment été directrice artistique de deux séries photos dont l’Etoffe des Rêves en collaboration avec Céline Bischoff pour le dernier numéro.

DRAFT001
Mode, art, style, critique
FR
 

Draft001 est une plateforme multidisciplinaire, dédiée à la diffusion de travaux et de réflexions en cours d’artistes et de créateurs émergents. A son origine, des profils éclectiques: réalisateur.ice, photographe, styliste, curateur.ice et videaste, avides de plus de transversalité entre les différents domaines artistiques. Construit comme un catalogue de carnet de recherche et de créations originales, leur deux 2022 se déploie autour du thème Parade; l’exposition La Descente propose une mise en espace des problématiques soulevées dans ce numéro.

Anousha Motashami
 
Angèle Lepolard
 
Aliha Thalien
 
Agir Bizarrement
TEXTILE&MUSIC
FR
 

La notion de catharsis (terme grec d’origine médicale et religieuse qui signifie aussi bien « purgation » que «purification ») appliquée au textile, est un moyen pour Agir Bizarrement de faire voyager son mode d’expression; comme des œuvres sur des corps en mouvement. Le travail du vêtement est une façon pour Agir Bizarrement de se réapproprier son identité en s’émancipant des normes imposées par les grandes industries de la mode. En parallèle de cette production et comme une extension à son propre travail, Arthur Belhomme est chanteur dans le groupe de techno VAKRM. La scène, à l’instar du vêtement, est vécue comme une expression directe, idéale pour l’exposition de son oeuvre : « On va tout reprendre et on va tout refaire ».

Arthur Belhomme (1994, France) est diplômé de l’ésam, école supérieure d’arts et médias de Caen / Cherbourg. Son travail a récemment été exposé au Confort Moderne (Poitiers) et à l’hôtel Renaudot (Bordeaux).
Arthur Belhomme vit et travaille en France.

Bastien Forestier
 
Céline Bischoff