Julien Paci : Scéno 3000
Julien Paci
Galerie Du 14 février au 29 mars 2020

Exposition du lundi au vendredi de 12h à 18h, le week-end de 14h à 18h et les soirs d'événements.

Entrée libre
Exposition

Le tuning consiste en l’apport de modifications en vue d'améliorer les performances et le style d'un objet. Des interventions visant le plus souvent à rendre un véhicule unique et moins immédiatement identifiable. Ce principe de tuning n’est pas si éloigné que ça de la pratique artistique de nombreux artistes contemporains qui opèrent de subtiles modifications d’objets de la vie quotidienne et viennent ainsi modifier leur sens de lecture. La démarche du travail de Julien Paci s’inscrit dans cet art du détournement.
Avec Scéno 3000, l’artiste propose de rapprocher deux pratiques a priori opposées : le tuning et l’art contemporain. Il invite à se confronter à la notion « d’espace muséal » en s’attachant au dispositif de monstration d’une exposition. Ainsi durant une semaine, les élèves du collège Pierre de Ronsard et du lycée Camille Guérin à Poitiers devront personnaliser les éléments scénographiques, supports d’accroches et de présentation d’une exposition (socle, cadre, vitrine, cimaise, éclairage, dispositif multimédia et audio-visuel, etc…) afin qu’ils deviennent œuvres à part en entière. Le tuning interroge d’une certaine manière notre relation à l’objet dans la société. À la lumière de cette pratique, il s’agit de reconsidérer la question de l’esthétique, de l’original et de pointer certaines limites de la culture matérielle.

En partenariat avec le collège Pierre de Ronsard et le lycée Camille Guérin à Poitiers

Julien Paci
Sculpture
FR
 

Julien Paci travaille depuis 10 ans sous différents pseudonymes artistiques. Tantôt sous le nom de Jean Lain, en duo avec Émilie Breux, Jean Lautre quand Emilie Breux n’est pas là ou encore Julien Kadillac pour sa pratique personnelle, l’artiste multiplie les identités pour étendre ses recherches artistique.
Julien Paci explore à travers une multitude d’objets dérivés, les divers protocoles de diffusion et de commercialisation de la création. Le stand y apparaît comme un objet d’art en soi, modulable et itinérant. Épousant tour à tour l’image de l’étal de fête foraine coloré, orné de peluches et de ballons, le café ambulant, où tous les objets sont marqués à l’effigie du créateur et la camionnette commerciale, une oeuvre mobile aux possibilités infinies. Julien Paci s’approprie différents contextes commerciaux pour les figer en sculptures inertes ou les utiliser à travers des prestations qui s’apparentent plus à des performances qu’à de simples parodies du business. Une matérialité visuelle du monde qui déploie ses logos, ses signes et ses décors propres à l’esthétique marchande de masse, en quête d’impact sensible.
Les différentes pièces de Julien Paci s’apparentent plus à des vanités contemporaines, des objets-sculptures aux dimensions monumentales, des jouets géants inanimés qu’on aurait arrachés à l’oubli, une temporalité intérieure, nostalgique. La fragilité apparente des sculptures évoque le caractère éphémère de toute chose.