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Voilà dix ans qu’Il Est Vilaine allument les dancefloors avec un son électro teinté de rock salace qui évoque plus le New York des Bush Tetras ou le Tokyo de YMO que les galettes de Pont Aven.
C’est bien à Paris et non à Saint-Malo que les deux comparses se sont rencontrés et de là que, dans la lignée de l’écurie Kill The DJ avant eux, ils renouvellent la synthèse de la new wave et de la techno, de la disco et du surf rock pour le bonheur de ceux qui dansent (encore) comme Ian Curtis.
Depuis Scandale, le premier maxi sorti sur Dialect recordings et Surf Rider sur Lumière Noire, le duo s’est taillé une sérieuse réputation. Ils auraient pu continuer sur cette lancée, à rouler tout droit sur l’autoroute du clubbing, mais c’était sans compter sur leur liberté d’esprit et un éclectisme malicieux.
Avec leur premier album sorti en 2021, Les Mystères de Lorient, synthèse luxueuse de la culture musicale des deux complices de Devo à DAF ou Christophe dans sa période rock, ils ont prouvé qu’ils se baladent à l’aise entre les genres.
Après quelques apparitions post-pandémiques, Il Est Vilaine célèbre ses dix ans, avec Kool Menthol, un EP aux accents post-disco irrésistibles, et un concert mémorable au Sample, à Bagnolet.
Dix ans après sa sortie, Surf Rider a fait un retour inattendu sur la toile mondiale. Porté par la chorégraphe Martha Nichols et l’énergie magnétique de ses danseurs, le titre a retrouvé toute sa puissance hypnotique, jusqu’à séduire le cinéaste Paolo Sorrentino, qui en fait l’un des leitmotivs de La Grazia, son dernier film présenté à la Mostra de Venise en 2025.
Fin 2026, le duo dévoile Best Service, un album foisonnant et cosmopolite où les styles se croisent, les langues se détournent et les frontières musicales s’effacent. En douze titres, Il Est Vilaine prolonge et affine son esthétique singulière, entre grooves obliques, textures électroniques et échappées discoïdes.
Sur scène, Il Est Vilaine déploie une musique libre et magnétique, taillée pour les corps en mouvement et les nuits sans frontières. |