Paris, 2021
December & Marie Quéau
Club Du 29 juillet au 9 août 2020
Du mercredi au dimanche de 12h à 18h
Nocturne le vendredi jusqu'à 22h
Entrée libre
Installation  
   
December & Marie Quéau
Installation sonore
FR
 

December, vous vous en rappelez peut-être, c’est cette artiste déjà reçu pour le WEE – week-end électro 2018. Acteur d’une techno percussive et tranchante qui s’inspire de l’EBM, il fait hommage à l’industrielle des années 80s. Sa musique transpire les influences électro, new beat et wave. Il revient en compagnie de Marie Quéau, photographe parisienne dont le travail reflète un monde à bout de souffle mais toujours vivant.

Ensemble, ils nous proposent le projet immersif P21.

« Écho à la décomposition lente de notre monde, qui menace de perdre ses contours, ATA est pour nous vecteur des maux ressentis, puisant ses origines dans le réveil viral et citoyen. Le corps obéissant heurtant le corps désirant. Résister c’est « faire obstacle à » et P21 souhaite représenter ce qui se dérobe, se barricade ou demeure en sommeil. P21 s’appuie sur la frange la plus radicale de la science-fiction, celle qui délaisse les accessoires spectaculaires pour s’in­téresser aux paradoxes du monde présent : Le maintien de l’ordre en mouvement, la technologie et ses ambivalences, la nature et sa puissance tantôt menaçante tantôt messianique, l’impératif de l’organisation collective et ses impasses, le temps et ses méandres paradoxales (sophis­tication technologique tout autant que recours à des solutions archaïques et leurs richesses insoupçonnées et ancestrales). P21 s’envisage comme une fresque contemporaine, poème do­cumentaire sur notre présent et les futurs que nous construisons inconsciemment et sciemment. S’appuyant sur la pensée systémique, P21 se construit par ricochets comme un système com­posé de pièces (lieux, personnages, sujets), il souhaite donner le sentiment d’une totalité d’ex­périence. On conçoit généralement la science-fiction comme la tentative d’imaginer des futurs inimaginables. Mais au fond pour nous, son sujet n’est autre que notre propre présent historique. Le titre de l’œuvre doit se lire comme une provocation ironique à l’idée du futur publicitaire. 2021 c’est l’année prochaine mais aussi aujourd’hui. C’est déjà là, comme une ruine du futur quel que soient la ville, le pays et la langue. »