Lysistrata, It It Anita
Lysistrata, It It Anita 21h
Salle samedi 19 octobre 2019
Concert  
   
Plein Tarif : 15 € Tarif réduit : 12 € Bourse spectacles : 3.5 €
Réserver
Lysistrata
FR
Noise

Commençons par la conclusion : ces trois garçons souriants sont super. Vraiment super. Lysistrata, ces trois amis de vingt ans de moyenne d'âge, Théo Guéneau (guitare/chant), Max Roy (basse/chant), Ben Amos Cooper (batterie/chant), qui renversent tout sur leur passage depuis quelques mois. En premier lieu les étiquettes et rayons stylistiques. Leur musique, en constante évolution depuis leurs débuts en 2013, navigue à plus ou moins égale distance entre noise, post-hardcore, math rock, et post-rock ("post un peu tout" indique leur profil Twitter). Vous lirez ici et là de très flatteuses comparaisons avec certaines références des genres susnommés, comme At the Drive-In, Refused, Battles, Foals, Explosions in the Sky, ou encore Sonic Youth. C'est souvent vrai mais pas l'essentiel, l'influence majeure du groupe semblant être de très loin son envie de l’instant et de l'endroit, guidée par une spontanéité totale et cette manie insolente de toujours vouloir en découdre. Sur scène notamment, où Lysistrata s'est déjà forgé une énorme réputation, enchaînant de longues tournées à travers l'Europe, jalonnées d'événements marquants. Comme par exemple Les Trans Musicales de Rennes 2016, dont le groupe sera une des sensations sûres. Aussi le Printemps de Bourges où Ben, Max et Théo se voient remettre le Prix du Jury des Inouïs 2017. Des performances live impressionnantes et non consensuelles, qui allient une énergie jouissive à une technique musicale assez hors du commun pour ce jeune âge, et qui permettent à Lysistrata de remporter en début d'année le Prix Ricard S.A Live Music 2017, au milieu d'une foule de prétendants (1186, précisément !). L'accompagnement artistique en résultant donne vie à Pale Blue Skin (mai 2017), EP enregistré par un membre de Stuck in the Sound et composé de quatre titres rock sauvages et modernes, qui ont en prime été mis en images de fort belle manière. Après un passage sur Less Playboy is More Cowboy en 2017 au Musée St Croix, ils reviennent à Poitiers mais cette fois-ci pour retourner la salle de concert. 

It It Anita
BL
Noise

Les rockeurs belges de It It Anita donnent tout. Adoubés sur scène depuis plusieurs années, ils dévoileront à la rentrée un deuxième album, Laurent, grande réussite qui les révélera par-delà les frontières du Royaume. Evacuons d’entrée une première rafale de name-dropping : les quatre garçons de It It Anita citent comme influences fondatrices Pavement, Grandaddy, Weezer, Mogwai, Sonic Youth, Dinosaur Jr., Hot Snakes, etc. Si l’énumération de références ne trace pas convenablement les poreuses frontières de leur musique, c’est en effet du côté indie/alternative de la force rock que se trame l’histoire. Laquelle débute concrètement en 2014 avec la sortie d’un EP éponyme (mixé par Jason Sebastian Russo de Mercury Rev), suivi l’année d’après d’un deuxième, intitulé Recorded by John Agnello. Enregistrement pour lequel le célèbre producteur américain (responsable d’œuvres de formations citées plus haut ; aussi de The Kills, The Walkmen, Mark Lanegan, Nada Surf, etc.) fait le déplacement à Liège. La légende dit qu’il prit le temps d’y goûter les locales « boulettes sauce lapin ». La recette est renversée pour la confection du premier album du groupe, Agaaiin (2016), qui se fera dans l’environnement d’Agnello (toujours à la réalisation), les mythiques studios new-yorkais Water Music et The Magic Shop. Ces trois premiers disques de It It Anita sont salués de la même manière : tant au niveau des textures sonores que de l’écriture, le groupe montre une remarquable aptitude à la nuance et la profondeur, les imposants riffs noise et cris primitifs affirmant des moments plus mélancoliques et embrumés, à la manière de Chokebore ou Fugazi. Un rock tendu, sincère, bouillonnant. Développé sur scène par des performances, disons-le, complètement folles.

Lysistrata, It It Anita 21h
RÉSERVER
samedi 19 octobre 2019
Lysistrata, It It Anita Concert
Salle
Plein Tarif : 15 € Tarif réduit : 12 € Bourse spectacles : 3.5 €
Lysistrata
FR
Noise
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web

Commençons par la conclusion : ces trois garçons souriants sont super. Vraiment super. Lysistrata, ces trois amis de vingt ans de moyenne d'âge, Théo Guéneau (guitare/chant), Max Roy (basse/chant), Ben Amos Cooper (batterie/chant), qui renversent tout sur leur passage depuis quelques mois. En premier lieu les étiquettes et rayons stylistiques. Leur musique, en constante évolution depuis leurs débuts en 2013, navigue à plus ou moins égale distance entre noise, post-hardcore, math rock, et post-rock ("post un peu tout" indique leur profil Twitter). Vous lirez ici et là de très flatteuses comparaisons avec certaines références des genres susnommés, comme At the Drive-In, Refused, Battles, Foals, Explosions in the Sky, ou encore Sonic Youth. C'est souvent vrai mais pas l'essentiel, l'influence majeure du groupe semblant être de très loin son envie de l’instant et de l'endroit, guidée par une spontanéité totale et cette manie insolente de toujours vouloir en découdre. Sur scène notamment, où Lysistrata s'est déjà forgé une énorme réputation, enchaînant de longues tournées à travers l'Europe, jalonnées d'événements marquants. Comme par exemple Les Trans Musicales de Rennes 2016, dont le groupe sera une des sensations sûres. Aussi le Printemps de Bourges où Ben, Max et Théo se voient remettre le Prix du Jury des Inouïs 2017. Des performances live impressionnantes et non consensuelles, qui allient une énergie jouissive à une technique musicale assez hors du commun pour ce jeune âge, et qui permettent à Lysistrata de remporter en début d'année le Prix Ricard S.A Live Music 2017, au milieu d'une foule de prétendants (1186, précisément !). L'accompagnement artistique en résultant donne vie à Pale Blue Skin (mai 2017), EP enregistré par un membre de Stuck in the Sound et composé de quatre titres rock sauvages et modernes, qui ont en prime été mis en images de fort belle manière. Après un passage sur Less Playboy is More Cowboy en 2017 au Musée St Croix, ils reviennent à Poitiers mais cette fois-ci pour retourner la salle de concert. 

It It Anita
BL
Noise
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Les rockeurs belges de It It Anita donnent tout. Adoubés sur scène depuis plusieurs années, ils dévoileront à la rentrée un deuxième album, Laurent, grande réussite qui les révélera par-delà les frontières du Royaume. Evacuons d’entrée une première rafale de name-dropping : les quatre garçons de It It Anita citent comme influences fondatrices Pavement, Grandaddy, Weezer, Mogwai, Sonic Youth, Dinosaur Jr., Hot Snakes, etc. Si l’énumération de références ne trace pas convenablement les poreuses frontières de leur musique, c’est en effet du côté indie/alternative de la force rock que se trame l’histoire. Laquelle débute concrètement en 2014 avec la sortie d’un EP éponyme (mixé par Jason Sebastian Russo de Mercury Rev), suivi l’année d’après d’un deuxième, intitulé Recorded by John Agnello. Enregistrement pour lequel le célèbre producteur américain (responsable d’œuvres de formations citées plus haut ; aussi de The Kills, The Walkmen, Mark Lanegan, Nada Surf, etc.) fait le déplacement à Liège. La légende dit qu’il prit le temps d’y goûter les locales « boulettes sauce lapin ». La recette est renversée pour la confection du premier album du groupe, Agaaiin (2016), qui se fera dans l’environnement d’Agnello (toujours à la réalisation), les mythiques studios new-yorkais Water Music et The Magic Shop. Ces trois premiers disques de It It Anita sont salués de la même manière : tant au niveau des textures sonores que de l’écriture, le groupe montre une remarquable aptitude à la nuance et la profondeur, les imposants riffs noise et cris primitifs affirmant des moments plus mélancoliques et embrumés, à la manière de Chokebore ou Fugazi. Un rock tendu, sincère, bouillonnant. Développé sur scène par des performances, disons-le, complètement folles.