Ça y est, c’est la Rentrée!

Retour sur ... 21 septembre 2009 22:09

Et voilà une autre année qui commence dans les murs du Confort. Une année qui a commençait Jeudi et Vendredi par deux concerts, disons-le, radicalement différent.

D’abord Jeudi le Divin Dj Kentaro ne ressuscitant non pas Lazare, mais une tradition perdue dans les temps immémoriaux de l’électro, utiliser des platines, et même trois platines… Incroyable n’est-il pas?  Et Vendredi ça n’était pas ravioli mais Montgomery, à l’image, d’ailleurs, d’une boîte fourrée pur boeuf vache folle, origine France.

Et on commence par le report de la soirée drum’n'breaks par Bruce Norris:

« Après deux mois à travailler et à rester à Poitiers, il fallait bien un petit concert pour se changer les idées et attaquer cette nouvelle rentrée en forme et motivé.

Pour ça, le Confort et Dub-You n’ont pas fait semblant et nous ont prépare une soirée qui, pour ma part, restera en mémoire: la soirée Dub & Breaks (mais si!!! la soirée avec Dub U, DJ Nonames et DJ Kentaro!!!).

Bière…

Dub-you a ouvert le bal sur son toast entre roots Reggae et Dub Step qui jamais ne me lassera (même si je suis arrivé à la bourre)…Je l’ai déjà vu jouer et avais été impressionné par son son qui porte et qui m’a encore porté…Par contre j’attendais avec impatience les prestas de Nonames et Kentaro (je n’ai pas été déçu!!).

Bière…

Nonames et sa technique imparable a bien fait le lien avec son son Dub Step. Une bonne montée en puissance agrémentée de gimmicks tous plus motivants les uns que les autres. La foule a bougé son corps et c’était agréable a voir (je n’avais pas eu occase’ de le voir avec Foreign Beggars, Damned…) surtout quand ca s’est mis à partir Drum and Bass (Oh oui oh oui!!).

Bière…

Et Kentaro, le clou du spectacle, arriva et fit comprendre a tout le monde que le mix est un art et que la technique, il l’a… Résolument DanceFloor à Poitiers, son set pour certains aurait pu être plus technique. Encore une fois ça a été une bonne claque de mon côté. J’estime que tout fan d’électro ne peut qu’adhérer au côté éclectique de ses mixs, comme quoi on a pu constater que beat jugling (tout comme Nonames) ne signifie pas forcement Hip Hop…Je ne le dirais jamais assez mais son final Drum and Bass a tout tué, grosse ambiance et bonne motivation générale des danseurs et spectateurs en tous genres!

Merci Dub-You et le confort!

Bruce Norris »

Et pour ma part voilà ce que j’en ai pensé:

Dj Kentaro.

Mais commençons par le commencement, Jeudi soir, soirée Drum’n'Breaks, après un mix de toute première partie qui ne restera pas dans les annales, même si l’on a entendu quelques bonnes idées, Buraka Som Sistema notamment, les hypes du kuduru…, et une petite frayeur face à un public apparement absent, on assiste à un premier assaut, Dj Nonames. Mêlant savament Hip Hop et électro, il nous a livré un set sérieusement remuant et différent. Rimini paix à ton âme, c’était rafraichissant! L’ambiance et le public arrive, ouf!

Puis, on va faire court, c’est promis, l’onde de choc, Dj Kentaro.

Dix litres de sueur en moins et une question.
Kentaro est-il Dieu? Dieu est-il Kentaro? On est en droit de se le demander après la performance, et je pèse mes mots de Jeudi!
D’abord Kentaro est un homme tentaculaire, un homme qui a des bras là où vous n’en avez pas. Pas étonnant qu’il est gagné ses galons de champion du monde, c’est éclectique, technique, magique. On passe des classiques du rock, aux classiques du hip-hop, on danse tore nu, on slam, on saute et on sue.
Homme-vitesse, picador. Où quand la piste devient si chaude qu’elle brûle les pieds…
On sort Azimuté, Estomaqué, Scotché!
Oubliez Institubes, Oubliez Elecktroshock, retour sur terre (sur terre en est-on sûr) avec Kentaro l’homme pieuvre signé chez Ninja Tune.

Et dire que pour ma part je m’attendais à de l’abstract hip hop pure tradition kasher. Hérésie! Tout est dépassé! Adieu les lives parfois mornes de l’an passé, bonjour la nouvelle année, bonjour le nouveau trimestre avec l’idylle japonaise de nos oreilles et de nos pieds, la sensation Kentaro. On s’en souviendra.

Montgomery:

Vendredi changement de décor, et de public, on sent qu’il y aura moins de monde que la veille, et qu’on est pas vraiment venu pour danser torse nu. A l’affiche Sebastien Schuller et Montgomery un groupe Rennais peut-être un peu trop sous estimé par nos aimables maison de disque et autres radios… Dommage. Je me contenterai d’ailleurs de commenter cette première partie n’ayant pas était tout à fait enchanté par l’immobile et néanmoins aérien Schuller, c’est joli, soit.

Alors qu’en est-il de Montgomery? Même si à l’écoute de leur dernier opus Stromboli, on s’attendait à une prestation plus fantasque et désinvolte, en tout cas un poil moins sérieuse, Montgomery reste l’une des révélations, et des coups de coeur « pop Français » à porter très haut. Des ritournelles enfantines, des sonorités Toy Music et un sens déchirant du jeu, Montgomery nous a offert un live étonnant, tout aussi pop que rock, jouant sur des mélodies simples mais enthousiastes et enthousiasmantes, on reste à écouter sourire aux lèvres ces comptines travesties.
Montgomery, où les inventeurs de la pop-carnaval, à découvrir vite pour ceux qui n’était pas là, c’est à dire beaucoup, et à réécouter pour les autres.
Multiple, Kitsch et cotillons! Le Volcan Montgomery rentrerait-il en erruption?

Oui, et bien sûr tout le monde aura noté que notre ami deuxième guitare, clavieriste et bidouilleur, gâché un peu le sérieux de la soirée en arborant outre les refrains Miaou Miaou de « Le Chat », un très esthétique anti-vol rouge sur son Polo. Sérieux j’ai dit?

Et dire que ça n’est que la rentrée…

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